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La mort et l’amitié spirituelle

 
Venerable Ajahn Sucitto
 
La pleine conscience de la mort – celle des événements mentaux qui se poursuit de moment en moment, ou celle qui marque le fin du processus vital du corps – a toujours été la partie centrale de l’entraînement spirituel. A travers la contemplation de la naissance et de la mort, nous nous rendons compte que rien ne peut être retenu et, tout à coup, notre vie se libère. Il n’y avait rien à gagner, rien à prouver, rien à rater…aucun échec. La vie ne s’approprie pas. Par conséquent, c’est l’ultime présent, gratuit ! Ce qui ne veut pas dire que la vie soit dénuée de sens ou un jouet sans valeur ; mais qu’elle est miraculeuse et comme telle, doit être appréhendée avec clarté, avec soin.

Ceci est la base qui permet de se familiariser avec la naissance et la mort en nous même ou à travers les autres.

L’amitié spirituelle nous aide à appréhender la naissance et la mort comme un processus ininterrompu et résulte de cette démarche. Cela nous procure une aide psychologique et émotionnelle pour gérer et accepter le processus du « lâcher prise ».

Même si nous savons que le lâcher prise est essentiel, très peu de gens peuvent le pratiquer et peuvent permettre à leur identité de « changer de registre » sans une présence encourageante et compassionnelle.

Ainsi, dans le même temps que l’entraînement à la pleine conscience, la Tradition Bouddhiste considère la présence du Maître spirituel comme un élément précieux – spécialement à la fin de la vie corporelle.

Comme nous lâchons prise de nous-même, le résultat naturel est de partager le miracle de la vie avec les autres. La seule façon d’honorer et de vivre en harmonie avec le présent qu’est la vie c’est de s’abandonner nous-même, instant après instant. C’est dans cet abandon qu’est la source régénérante de l’amitié spirituelle qui marche main dans la main avec la Libération.
 
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Source : http://www.forestsangha.org
 

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