[ satti: lance, javelot ]
Une comparaison pour comprendre que développer mettā est la meilleure des protections contre les esprits.
A Sāvatthī.
– Bhikkhus, supposez qu'il y ait une lance pointue, qu'un homme vienne et pense: 'Je vais replier cette lance pointue avec ma main ou mon poing, la déformer en la tordant, l'enrouler.' Qu'en pensez-vous, bhikkhus: serait-il possible à cet homme de faire cela?
– Non, Bhante, il n'est pas facile de replier une lance pointue avec sa main ou son poing, de la déformer en la tordant, de l'enrouler. Cet homme n'éprouverait que fatigue et contrariété.
– De la même manière, bhikkhus, si un être non-humain pense pouvoir renverser l'esprit d'un bhikkhu ayant développé et cultivé la délivrance de l'esprit par mettā, qui en a fait son véhicule, sa base, l'ayant stabilisée, s'y étant exercé, et l'ayant pleinement perfectionnée, cet être n'éprouvera que fatigue et contrariété.
Vous devriez donc vous entraîner ainsi: 'Nous allons développer et cultiver la délivrance de l'esprit par mettā, nous en ferons notre véhicule, notre base, nous la stabiliserons, nous nous y exercerons, et nous la perfectionnerons pleinement.' C'est ainsi que vous devriez vous entraîner.
d'après le travail effectué à partir du Pali par Soeur Upalavanna
et Connected Discourses of the Buddha de Bhikkhu Bodhi.
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